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La ventilation hivernale, source de bien-être et performances

Actualité31/12/2021Bâtiment, Santé animaleBovins lait, Bovins viande

Pour garantir ou rechercher un confort adéquat, adapté à la physiologie des bovins et particulièrement des vaches en production dans un bâtiment, nécessite une maîtrise complète de tous les aspects du bien-être du troupeau. En période hivernale, l’ambiance du bâtiment peut constituer un facteur limitant pour l’équilibre sanitaire du troupeau.

Arrêtons-nous sur les grands principes pour prévenir d’éventuels problèmes. Les bovins ressentent une « température effective » qui tient compte à la fois de la température de l'air et de l'effet du vent et de l’humidité.

En Normandie, l’hiver ce n’est pas le froid qui va inquiéter les vaches mais plutôt l’humidité ambiante, additionnée à la vapeur d’eau produite par la respiration des animaux, qu’il convient d’évacuer au mieux pour éviter la saturation en humidité du bâtiment, et tout cela en évitant les courants d’air.

Afin de bien mesurer les difficultés potentielles que va pouvoir subir un bovin adulte en hiver, retour sur les fondamentaux en termes de capacité d’adaptation. Une vache est un animal capable de vivre à l’extérieur, son milieu naturel. Gardons en mémoire qu’une vache n’aura jamais trop d’air et que sa température de confort est comprise entre 0°C et 20°C (Source -Capdeville J. 2018 Idele).

 

 

En bâtiment d'élevage bovin, le vent est la principale source de ventilation naturelle. La circulation de l’air est principalement horizontale et il est nécessaire de limiter la distance (maximum 10 m) entre les entrées et les sorties d’air pour s’assurer d’une bonne ventilation de bâtiment sans assistance mécanique. Cette règle de base, associée à la disposition du bâtiment dans son environnement (présence d’autres bâtiments à proximité, de haies ou collines) constitue la première étape d’analyse sur facteurs de risque de disfonctionnement de la ventilation d’un bâtiment d’élevage.

Un taux d’humidité en bâtiment supérieur à 80% pendant de longues périodes va augmenter les risques de problématiques sanitaires (maladies des aplombs, maladies pulmonaires), impacter négativement les zones de couchages des animaux (zones propices à la contamination) avec une augmentation de température qui provoque un développement bactérien au-delà des 35°C.

Comment prévenir, comment agir si mon bâtiment ne ventile pas assez ?

Présence d’humidité sous la couverture d’un bâtiment d’élevage, poutres qui noircissent ou rouillent, paillot qui monte en température rapidement (moins de 15 jours après curage) sont des indicateurs simples à observer qui peuvent vous orienter sur un manque de renouvellement d’air dans le bâtiment.

Pour solutionner ? il faut dans un premier temps mesurer et analyser. La réalisation d’un diagnostic d’ambiance constitue une première étape primordiale pour imager le fonctionnement actuel de la ventilation du bâtiment. Au cours d’un diagnostic seront successivement analysés :

           - Le positionnement du bâtiment dans son environnement ;

           - L’observation des animaux ;

           - Les mesures dimensionnement du bâtiment (surfaces, volumes, entrées et sorties d’air) ;

           - Les mesures hygrométrie / températures / vitesses d’air ;

           - Les mesures températures et humidités zones de couchages ;

           - L’observation flux de ventilation avec la réalisation de fumigènes.

 

Si les conditions de diagnostic ne sont pas similaires aux conditions météorologiques habituelles, nous proposons de mesurer l’hygrométrie et la température différenciées entre l’extérieur et l’intérieur du bâtiment avec des capteurs d’ambiance qui mesurent pendant 7 jours le fonctionnement du bâtiment.

Et comment corriger ?

S’il est mis en évidence un disfonctionnement de la ventilation, les meilleures solutions techniques de correction sont proposées au niveau de :

          - L’analyse des pratiques d’élevage ;

          - L’aménagement des zones de circulation et couchage du bâtiment ;

          - La création /suppression d’entrée et sortie d’air ;

          - La limitation des courants d’air ;

          - L’installation de relais de ventilation sur bâtiments larges ou mal orientés.

 

Pour finaliser la prise de décision, Littoral Normand vous accompagne dans le montant estimatif des travaux afin de mesurer le retour sur investissement et valider l’intérêt global de la solution. Les vendeurs de matériels peuvent vous être adressés et nous vous accompagnons également pour valider les solutions proposées.

 

Pour bien mesurer l’impact d’une mauvaise maitrise de l’ambiance hivernale en bâtiment : le coût moyen d’une mammite oscille entre 150 et 250 € par animal, l’impact de l’augmentation des germes ou taux cellulaires sur une paie de lait peut atteindre des sommets, un animal souffrant des aplombs et les baisses de performances peuvent être durables.

 

Dans l’approche globale de la santé animale basée sur une approche multifactorielle, les solutions de prévention doivent être alignées. L’ambiance du bâtiment en hiver est une partie intégrante des points à vérifier.

 

Pour joindre le Service bâtiment de Littoral Normand : 02 31 46 84 09

 

Jean-Pierre MASSOZ 

Vétérinaire conseil - Référent qualité du lait

 

Arnaud FRANCOIS 

Directeur Technique et Innovation

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