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Seenergi Nutrition : une garantie de performances techniques, économiques, humaines et environnementales.

Une prestation complète

·         Un audit nutrition avec une validation de vos objectifs.

·         Une évaluation de la valeur ajoutée attendue.

·         Des analyses de fourrage.

·         Une assistance téléphonique.

·         Un suivi des résultats à distance et des alertes.

·         Une prise en main à distance des automates et des solutions connectées

 

Un contrat personnalisé

Une contractualisation basée sur un crédit temps (visites, assistance téléphonique, travail à distance…), sur des moyens dédiés (analyses, alertes, monitoring…) et sur un engagement mutuel.

 

Témoignage

 

Alain CHEMIN est installé avec son frère, Patrick CHEMIN à Le CAULE Ste BEUVE (76), dans une exploitation de polyculture – élevage de 140 vaches.

 

Pourquoi avez-vous souscrit à SEENERGI Nutrition ?

Je souhaitais travailler avec un nutritionniste afin d’avoir un avis de spécialiste concernant le pôle alimentation. L’offre SEENERGI Nutrition correspondait à mon mode de travail, j’ai toujours été autonome dans la gestion de mon troupeau. Je fais appel au conseiller pour nous aider à des moments clés, au niveau des changements de ration ou période de vêlage afin de bâtir une stratégie d’alimentation ensemble. De plus un regard extérieur est toujours bon à prendre.

 

Qu’est-ce que SEENERGI Nutrition vous apporte ?

Notre demande principale l’année dernière était la ration des vaches taries, nous avions quelques soucis de fièvre de lait et des vaches en début de lactation qui ne démarraient pas au top. Olivier, nous a fait un diagnostic. Il a mis évidence les points à retravailler, puis il nous a fait une proposition adaptée à notre système fourrager et nos conditions de travail. Au bout d’un an, le résultat est là. Pour l’année à venir, nous souhaitons travailler sur notre système fourrager global et sur nos assolements futurs. Nous attendons qu’il soit force de proposition et nous donne son point de vue.

 

Quels sont les plus du service ?

C’est un service haute gamme. Le consultant est disponible, performant techniquement mais aussi économiquement et surtout il écoute avec intérêt. Sa neutralité est très importante pour nous. Pour chaque proposition de conseil, il prend en compte l’exploitation et son fonctionnement ainsi nos remarques et la faisabilité. Toutes les actions sont validées ensemble. Le service nous permet de contacter le consultant par mail quand nous avons des interrogations. De plus, après chaque visite nous avons un compte rendu détaillé.

 

Choisir son minéral.

Les minéraux, oligo-éléments et vitamines jouent des rôles très importants sur la physiologie des bovins. Ils sont nécessaires à la croissance, la lactation, la reproduction et au fonctionnement du système immunitaire. Ils doivent être apportés de manière régulière et en quantité couvrant les besoins. Carences et excès peuvent nuire à la santé et limiter les capacités de production des animaux.

 

Bien prendre en compte les apports par la ration avant de choisir sa formule

Les fourrages de base sont généralement insuffisants pour couvrir tous les besoins en minéraux d’une vache laitière. Leurs teneurs en minéraux sont fluctuantes (graphique 1) et dépendent de différents éléments (fumures, rendement, fertilité des sols…). Pour bien évaluer les apports, l’analyse minérale du fourrage principal de la ration est recommandée.

Graphique 1 - Variabilité des valeurs phosphore dans les maïs ensilage

La nature des concentrés composant la ration va également impacter les apports par la ration. Le tableau 1 montre un exemple de ration avec des valeurs indicatives que doit respecter le minéral pour 3 niveaux d’apports (150g, 250g et 350g) pour couvrir les besoins des animaux.

CMV 150 g

CMV 250 g

CMV 350 g

mini

maxi

mini

maxi

mini

maxi

P (g/kg MS)

0,0

7,9

0,0

4,8

0,0

3,4

Ca (g/kg MS)

39,7

62,1

23,8

37,3

17,0

26,6

Mg (g/kg MS)

4,0

21,2

2,4

12,7

1,7

9,1

Na (g/kg MS)

19,8

41,0

11,9

24,6

8,5

17,6

Cu (mg/kg MS)

529

1 851

317

1 110

227

793

Zn (mg/kg MS)

2 908

9 518

1 745

5 711

1 246

4 079

Mn (mg/kg MS)

1 190

7 800

714

4 680

510

3 343

Se (mg/kg MS)

9

36

6

21

4

15

I (mg/kg MS)

52

250

31

150

22

107

Co (mg/kg MS)

15

120

9

72

6

52

Vit A (UI/kg MS)

555 240

925 400

333 144

555 240

237 960

396 600

Vit D3 (UI/kg MS)

132 200

198 300

79 320

118 980

56 657

84 986

Vit E (UI/kg MS)

1 719

3 041

1 031

1 824

737

1 303

Tableau 1 - Exemple d’une ration mixte maïs ensilage + 3kg MS ensilage d’herbe + Correcteur azoté (50% tx soja / 50% tx colza) – VL 8 800kg – 28L de lait. (Source : Equipe Nutrition Littoral Normand)

Des compléments en sodium et calcium souvent nécessaires

Dans la majorité des rations, malgré une complémentation en minéral, il est indispensable d’ajouter du sodium et du calcium pour couvrir les besoins des animaux. Le sodium fait partie des éléments majeurs (au même titre que le phosphore, calcium…) et est indispensable à la performance du troupeau. Au niveau des rations, cette complémentation doit se faire par du sel (39% de sodium dans le sel) mélangé à la ration (50 à 80g / VL/ j) avec des blocs de sel en libre-service. La complémentation en carbonate se fera par un ajout de carbonate de calcium (39% de calcium) ou par du lithothamne (33% de calcium).

Olivier VERON

 

Référent Chef Produit Nutrition

A la recherche de protéines fermières.

Pour parvenir à plus d’autonomie en protéines le GAEC Guilbert, ferme partenaire du projet Reine Mathilde à Tracy Bocage (14) pour le développement de la filière laitière biologique, a réalisé le premier décembre 2016 un essai de toastage sur 30 tonnes de féveroles.

 

Le toastage c’est quoi ?

C’est une technique thermique qui permet de modifier la composition chimique des graines.

Graphique 

Intérêts du toastage

Plus de 80% de l’amidon et de l’azote des protéagineux sont dégradés dans le rumen pour des graines crues. Le fait de cuire les graines protège les protéines de la dégradation ruminale, augmente l’azote by-pass dans le rumen (soit plus de digestion intestinale), et rend l’amidon moins dégradable donc moins acidogène. Le gain en PDIE/PDIA est important (Tableau).

Il détruit les facteurs antinutritionnels thermosensibles qui perturbent la digestion des protéines.

Il améliore la conservation en faisant passer la matière sèche des protéagineux de 87% à 95% qui entraine une destruction des bactéries et champignons.

Le coût du toastage se situe entre 40 et 60 € / tonne, avec une vitesse de 4 tonnes / heure.

VALEUR ALIMENTAIRE DES GRAINES TOASTEES

Référence

Lupin toasté

Lupin cru

Féverole toastée

Féverole crue

Pois toasté

Pois cru

Tourteau de soja 48

UFL

1,26

1,18

1,11

1,03

1,11

0,85

1,06

PDIN

271

213

217

170

170

130

331

PDIE

201

106

176

96

156

84

229

PDIA

153

47

127

45

103

29

176

Tableau – Comparaison valeurs alimentaires graines toastées et crues (Source SECOPALM)

Pour obtenir plus de références et d’observations sur les performances animales, nous participons avec la Chambre d’agriculture au suivi de quelques troupeaux alimentés avec des graines toastées cet hiver.

Pascal ROUGIER

Référent Agriculture Biologique 

 

 

Les « 3 Q » du colostrum !

Qualité, quantité et … rapidité (en anglais « quickly », le troisième « Q » !). C’est un bon résumé des points de vigilance en matière de distribution du colostrum pour les veaux. Par colostrum dans cet article, on entend le lait de la 1ère traite. L’objectif est de transmettre 200 g d’IgG dans les 24 premières heures de vie.

Qualité

C’est à la fois la richesse en immunoglobulines mais aussi la fourniture importante d’énergie, de minéraux, de vitamine et d’oligo-éléments. Le tableau 1 montre la composition du lait et du colostrum. Le TP est 6 fois supérieur au lait classique, le TB est environ 2 fois plus riche. Le colostrum contient 3 fois plus d’énergie que le lait. Quant aux minéraux et vitamines c’est entre 2 et 10 la valeur contenue dans le lait qu’on trouve dans le colostrum.

Lait

Colostrum

Densité

1,032

1,06

Teneur en MS

13%

25%

TB (g/kg)

40

50

TP (g/kg)

33

160

Lactose (g/kg)

49

30

Energie (Kcalories/kg)

650

2 000

Calcium (g/kg)

1,3

2,6

Vitamine A (Unité internationale)

1 000

10 000

Tableau 1 - Composition comparative du lait et du colostrum

Pour estimer la richesse des colostrums en IgG, le réfractomètre est l’outil le plus pratique (simple d’entretien et de mise en œuvre) pour un coût très raisonnable et une fiabilité de résultat importante.

Réfractomètre

Concentration en IgG

Qualificatif

>28 % Brix

> 80 g/L

Excellent

Entre 22 et 28 % Brix

De 50 à 80 g/L

Bon

Entre 15 et 22 % Brix

De 28 à 50 g/L

Pauvre

< 15% Brix

< 28 g/L

Très pauvre

 

 

 

 

 

 

Tableau 2 -  Interprétation des valeurs du colostrum avec l’utilisation d’un réfractomètre

Figure 1 - Illustration de la lecture d’une goutte de lait dans le réfractomètre. La limite entre le bleu et le blanc détermine la valeur % Brix.

Quantité

La caillette représente en moyenne 5% du poids de naissance soit 2 litres pour un veau de 40 kg. Pour autant, le veau peut ingérer plus de colostrum lors de la première buvée car le réflexe d’évacuation du méconium provoque l’ouverture de la caillette et donc le stockage de colostrum dans la caillette. C’est pourquoi il est possible de donner jusqu’à 4 litres de colostrum dès la première buvée par drenchage. Un veau doit recevoir 200 g d’IgG dans les 24 premières heures soit 4 litres à 50 g d’IgG pour garantir plus de 10 g/l d’IgG dans le sang. Cependant, le veau a besoin aussi de beaucoup d’énergie et de tous les minéraux contenus dans le colostrum (Tableau 1). Un veau doit donc recevoir à minima 4 l dans la première journée d’un colostrum contenant plus de 50 g/l d’IgG (> 22% Brix au réfractomètre).

Rapidité

Le veau doit boire du colostrum le plus vite possible après la naissance car l’intestin laisse passer les grosses molécules plus facilement (Graphique 1). La perméabilité de l’intestin se réduit au fur et à mesure du temps qui passe. L’autre conséquence est que plus la traite de la vache intervient tardivement après le vêlage, plus il y a de lait dans le colostrum et donc dilution de l’ensemble des matières utiles (Graphique 2). Non seulement le veau doit boire rapidement après la naissance mais plus la 1ère traite intervient rapidement après la naissance, plus le colostrum sera riche en IgG. Ensuite, le colostrum peut être distribué pendant les 3 premiers jours, ensuite du lait doux ou de l’aliment d’allaitement peut prendre le relai.

Graphique 1 -  Diminution de la capacité d'absorption des IgG par le veau

Graphique 2 -  Diminution de la teneur en IgG au cours du 1er jour

 Faites des réserves !

Si la distribution de colostrum de la mère à son veau est recommandée, une banque de colostrum est nécessaire dans chaque exploitation pour faire face aux problèmes. Classiquement conservé dans une bouteille de 1,5 litres, il est possible de les congeler dans des sacs de congélation avec zip à plat pour faciliter la vitesse de décongélation. Selon la taille du sac, il est possible de congeler ainsi plus de 2l/sac. Il faut penser à noter le numéro de la mère (en cas de problème sanitaire) et la date de prélèvement pour conserver le colostrum 1 an maximum.

Le colostrum est le 1er aliment consommé par le veau et va jouer un rôle prépondérant dans la capacité de résistance aux agents pathogènes et le bon développement du veau. A l’heure de la réduction des antibiotiques, le colostrum est indispensable pour un coût plus que raisonnable.

Olivier LERAY

Référent Chef Produit génisses

 

Le prémix pour allier efficacité alimentaire, économique et organisationnelle

Un prémix est un mélange de concentré réalisé en grande quantité en une fois pour être ensuite distribué tout au long de la semaine, voire pendant 15 jours. C’est un gain de temps et une simplicité de distribution. Pour optimiser l’aspect économique, il convient de le réaliser avec des ingrédients produits sur la ferme même s’il existe aussi des solutions clés en main auprès des fournisseurs d’aliments. Les essais réalisés à la ferme expérimentale des Trinottières et dans quelques élevages normands nous permettent de déterminer quelques critères pour en garantir le succès.

Les fibres : paille de céréale de qualité ou foin fibreux. Réduire les brins à 5 cm pour assurer une consommation facile et un mélange avec les concentrés le plus homogène possible. Les fibres peuvent représenter 15 à 30% de la composition brute du prémix.

Les concentrés : les céréales (de préférence amidon lent) doivent être broyées grossièrement, l’usage de bouchons est possible en faisant attention à ne pas favoriser le tri à l’auge.

Les minéraux : comme tout aliment destiné aux génisses, il est nécessaire d’en incorporer dans les prémix, en général à hauteur de 2 à 3 %. La composition sera à raisonner selon les autres ingrédients du prémix.

L’aliment liquide : indispensable dans la liste des ingrédients pour assurer le collage des différents composants du prémix. Il convient de choisir le produit le plus simple (sans azote) et le moins cher. Le taux d’incorporation se situe autour de 7,5 % du poids brut de mélange. Si le produit est très épais, il est possible de le diluer pour limiter le coût.

En respectant ces principes, l’objectif est de constituer un mélange qui dose environ 0,95 UFL et 110 à 120 g PDI. Ce mélange sera donné à volonté de 3 à 6 mois puis sera rationné. Le coût de cet aliment complet fabriqué à la ferme revient à 170-200 €/ T.

Le coût du mélange (Tableau) est d’environ 180 €/T de MS ! Attention à bien le rationner quand les génisses auront passé les 6 mois, sous peine de prise d’état trop importante et de développement de tissu adipeux.

Il y a de nombreuses façons d’aborder la réalisation d’un prémix tant en matière d’organisation que de composition. Le tout est de bien vérifier l’efficacité par le recours à un ruban barymétrique ou une pesée par bascule.

Olivier LERAY

Référent Chef Produit génisses

La filière bio va bon train

La consommation de lait et de produits laitiers bio n’a jamais été aussi importante et 2016 s’annonce comme une année record.

Fin juin 2016, la France comptait 31 880 fermes bio (+ 10 % par rapport à fin 2015), soit 21 nouvelles fermes bio chaque jour sur les 6 premiers mois de 2016. Presque 1,6 million d’ha sont cultivés en bio (+ 20 % par rapport à fin 2015), dont 260 000 ha en 1ère année de conversion (+ 40 % par rapport à fin 2015). Près de 6 % de la Surface Agricole Utile est cultivée en agriculture biologique en France.

Tout comme à l'échelle nationale, le développement de l’'agriculture biologique se poursuit en Normandie. Fin juin 2016, la Normandie comptait 1 372 exploitations agricoles bio pour une surface en bio et en conversion de 65 000 ha.

Fin juin 2016, sur le territoire Littoral Normand, il y a eu 3 fois plus de conversions qu’en 2014. 46% des conversions sont accompagnés d’un Conseil Littoral Normand.

Conversions

Calvados

Manche

Eure

Seine-Maritime

Total

2014

9 (5)

6 (3)

0 (0)

0 (0)

15 (8)

2015

15 (8)

9 (2)

0 (0)

1 (0)

25 (10)

2016

12 (8)

29 (11)

2 (1)

4 (2)

47 (22)

Total

36 (21)

44 (16)

2 (1)

5 (2)

87 (40)

Tableau - Evolution du nombre d'exploitations en Agriculture Biologique en Normandie et (adhérents à Littoral Normand)

 

La « bio » en Normandie (2015)

1 753 opérateurs

1 212 exploitations

64 160 ha bio et conversion

3,3 % de la SAU en bio

404 préparateurs bio

132 distributeurs bio

 

Graphique - Evolution du nombre d'exploitations et des surfaces en mode de production biologique (+détails)

Pascal ROUGIER

Référent Agriculture Biologique

Nutrition

Examiner les bouses pour vérifier l’équilibre de la ration

L’examen des bouses est un excellent indicateur de l’équilibre de la ration. Les vaches expulsent entre 30 et 50kg de bouses par jour. Les excréments sont majoritairement constitués d’eau. La matière sèche représente la fraction non digérée de la ration. 

Couleur, consistance et contenu sont les différents aspects à observer et à interpréter.

La couleur 

La couleur des excréments est fortement influencée par la nature des fourrages consommés. Des animaux qui consomment beaucoup de pâturage feront des bouses vertes foncées. Lorsque les animaux consomment beaucoup d’ensilage de maïs, la couleur s’éclaircit et devient plus jaunâtre.

La consistance

Dans un troupeau en vêlages étalés, en dehors de tout déséquilibre nutritionnel, il est normal d’avoir des bouses hétérogènes. En effet, une forte productrice qui consomme plus, et/ou reçoit plus de concentrés, a un transit plus rapide. A l’inverse une faible productrice qui ingère moins à des bouses plus consistantes.

Les bouses trop liquides peuvent s’expliquer par :

-          une ration pauvre en MS (<30%)

-          une ration pauvre en fibre, une ration acidogène

-          un excès d’azote soluble

-          un problème de parasitisme.

A l’inverse des bouses trop sèches peuvent s’expliquer par :

-          un déficit en azote soluble

-          un excès de fibre dans la ration

-          un défaut d’abreuvement.

 

Le contenu

Afin d’analyser le contenu des bouses, les conseillers et nutritionnistes de Littoral Normand ont été équipés d’un tamis. La méthode consiste à placer dans ce tamis 1L de bouses représentatives prélevées sur 4-5 animaux. Ce « litre de bouse » placé sur le tamis est rincé au jet d’eau jusqu’à ce que l’eau qui s’écoule soit claire.  

Il est important de noter qu’il restera toujours des composants non dégradés. Les objectifs de contenu final sont présentés dans le tableau.

Recommandations

Ration maïs ensilage

Ration mixte avec 2 à 5 kg MS

Ensilage herbe ou enrubannage

Grains entiers

0

0

Grains éclatés non digérés

< 8

< 5

Particules > 1cm non digérées

< 8

< 10

Volume après rinçage

< 20%

< 25%

Tableau - Objectifs de contenu final après lavage (source : équipe nutrition Littoral Normand)

o   Présence de grains entiers : un grain entrant entier dans la gueule de la vache n’est généralement pas broyé par les dents. Arrivé dans le rumen son contenu ne sera pas accessible aux micro-organismes du rumen : Le grain va transiter indigéré et être rejeté intact.

è Une présence d’un nombre de grains entiers trop important dans les bouses s’explique par un défaut d’éclatage du grain lors de l’ensilage.

o   Présence de grains éclatés non digérés : les vaches alimentées avec une ration à dominante maïs ensilage ont toujours un peu de grains dans les bouses. Selon le profil de la ration, on tolère jusqu’à 5 ou 8 grains non digérés. Une présence plus importante de grains peut s’expliquer par :

-   Un déficit en azote dégradable ou d’énergie fermentescible,

-   De l’acidose,

-   Une forte proportion d’amidon vitreux dans la ration (maïs récolté tardivement avec grains pas suffisamment attaqués ou excès de maïs grains broyés).

o   Présence importante de fibre longues peut s’expliquer par :

-   Un déficit en azote soluble : la flore cellulolytique a des besoins importants en protéines solubles,

-   Un déficit en énergie fermentescible,

-   De l’acidose,

-   Un déficit en minéraux et oligo-éléments (P, Soufre et Cobalt) qui sont des nutriments indispensables à la flore cellulolytique.

                                                                                      Olivier VERON

Référent Chef Produit Nutrition

 

Prévention Santé

 

Traitement contre le paramphistome à base d’huiles essentielles

 

Le paramphistome est un ver plat ayant des localisations variables dans le système digestif en fonction de son état de développement. Il se retrouve dans le duodénum et la caillette au stade larvaire puis dans le rumen, à l’état adulte, après avoir effectué une migration, d’où son appellation courante de « douve de la panse ».

Les symptômes de cette parasitose sont souvent frustes alors que l’atteinte peut être sévère. En effet, le paramphistome est un parasite pathogène par accumulation : c’est sa présence en nombre qui va perturber l’animal. Les signes d’infestation sont généralement peu caractéristiques (selles plus molles voire diarrhée, inappétence, météorisation) et peuvent engendrer au fil du temps une perte d’état général et une altération du potentiel de l’animal (baisse de production).

D’un point de vue préventif, la lutte contre ce parasite passe par l’aménagement des zones humides et des points d’eau de votre exploitation car à l’instar de la grande douve, le paramphistome affectionne particulièrement les zones détrempées où l’on rencontre des limnées (petits escargots aquatiques) nécessaires à la réalisation de leurs cycles biologiques.

Actuellement, les moyens de lutte en médecine allopathique sont restreints : aucune spécialité ne dispose effectivement d’AMM pour le traitement de la paramphistomose. Une seule molécule chimique est efficace (l’oxyclosanide sans stop dose) mais dans le respect de la cascade thérapeutique, elle engendre un délai d’attente forfaitaire pour le lait de 7 jours !

Dès lors, d’autres méthodes de défense contre ce parasite doivent être recherchées. Plusieurs produits en phyto/aromathérapie mettent en avant des allégations d’action contre celui-ci mais avant d’en promouvoir l’utilisation, il convient d’en vérifier l’efficacité.

Nous avons mis en place un protocole dans 3 élevages (entre mi-février et mi-mai 2016) afin d’expertiser un produit à base d’huiles essentielles de cannelle et de menthe utilisé communément sur le terrain contre le paramphistome. Ainsi, une coproscopie (inexistence de dosage sérologique), une note d’état d’engraissement (NEC) et un relevé des performances individuelles des vaches ont été réalisés.

Dans chaque troupeau deux lots (traité et témoin) ont été constitués en veillant à avoir dans chaque lot, le même nombre d’animaux infestés et le même niveau d’infestation, des NEC moyennes équivalentes, des statuts (rang et stade de lactation) et des performances proches (production laitière/jour et niveau de TP au dernier contrôle).

Sur les 3 lots « traités » les éleveurs ont appliqué le produit à base d’huiles essentielles à la dose de 15 ml / jour / animal pendant 3 jours. 45 jours après le traitement, de nouvelles coproscopies, NEC et relevés des performances ont été réalisés dans les 3 troupeaux. La présence ou non du parasite est exprimée par le nombre d’œufs moyen par gramme de fèces (o.p.g).

L’efficacité du produit est évaluée sur l’évolution des différences par rapport à la situation initiale (valeurs entre parenthèses dans le tableau) entre les lots, traités et témoins, de chaque élevage. Un test statistique est réalisé pour chaque paramètre afin de vérifier si les différences entre les lots sont significatives.

 

 

Elevage 1

Elevage 2

Elevage 3

Nombre d’animaux/lot

17

20

19

Evolution de la production* (kg)

-1,8

-2,4

+2,2

Evolution du TP

+0,4

+0,3

+1,4

Evolution NEC

+0,1

-0,1

-0,2

Nb animaux excréteurs dans le lot traité en fin d’expérience

7

17

7

Animaux indemnes*

0

+2

+2

Animaux excréteurs > 100 opg

0

-5

-2

(*) :  écart par rapport au témoin

Tableau : Résultats d’un essai sur l’utilisation d’un produit à base d’huiles essentielles

dans la lutte contre le paramphistome

 

Le test montre qu’aucune différence de variation n’est significative entre les lots traités et témoins pour les 3 élevages, que ce soit pour la production moyenne de lait, les NEC ou l’excrétion d’œufs par gramme de fèces.

Dans les 3 élevages, la proportion de vaches du lot « traité » excrétant toujours des œufs à la fin de l’expérimentation demeure élevée (72% d’animaux infestés en début d’expérimentation sont toujours infestés dans le lot traité après 6 semaines).

D’un point de vue curatif, le produit testé ne donne pas les résultats attendus pour le traitement des animaux parasités. D’un point de vue préventif, la période de réalisation de l’expérimentation (l’hiver n’étant pas la période d’infestation) et la durée de celle-ci (6 semaines étant un peu court pour un cycle complet du parasite) ne nous permettent pas d’évaluer l’effet du produit sur la limitation du développement du parasite sur des animaux sains.

Par conséquent, nous ne pouvons pas nous prononcer sur les caractéristiques de ce produit pour limiter l’infestation par le paramphistome. Dès lors, comme ce qui est réalisé pour tout nouveau traitement allopathique, nous vous invitons à demander aux fournisseurs de produits issus des médecines complémentaires de vous présenter des résultats d’essais démontrant leur efficacité vis-à-vis de la pathologie concernée avant leur utilisation dans votre élevage.

 

Cyrielle CORBIER

Vétérinaire Conseil

Etienne DOLIGEZ

Chargé de Recherches

 

« La Discrète est trahie par son collier ! »

Témoignage

Philippe LEVAVASSEUR, EARL Des Fresnes, à Fresne Le Plan (76). Exploitation individuelle de 125 vaches laitières en Polyculture/Elevage.

Vous êtes équipé des solutions Vel’Phone et HeatPhone depuis 2011. Qu’elles ont été vos motivations pour investir dans le monitoring ?
Je voulais être plus précis dans la détection des chaleurs tout en limitant l’astreinte de surveillance. Avant, j’avais la sensation de passer à côté de chaleurs, silencieuses, peu exprimées, pendant mes absences, la nuit … Depuis, l’outil m’a confirmé que beaucoup de choses se passent la nuit.
Une de mes principales motivations est de ne pas avoir de vêlages de janvier à juin. Je dois mettre toutes les chances de mon côté pendant la période de reproduction. Par exemple, une grande partie de mes IA sont pendant la moisson, les ensilages… Avec le HeatPhone j’insémine même facilement les génisses à l’herbage !


Comment utilisez-vous le HeatPhone au quotidien ?
J’ai paramétré un rapport par SMS à 6h30 chaque matin. Je reçois toutes chaleurs détectées pendant la nuit. Ma première action est de regarder l’allure des courbes d’activité directement sur mon smartphone, c’est rapide, un bref coup d’œil me permet de savoir si je dois appeler mon inséminateur. Mon salarié comme moi-même, nous faisons souvent cela pendant la traite.
Le HeatPhone me permet de confirmer beaucoup de chaleurs. C’est un 3ème œil sur mon troupeau, un regard supplémentaire.


Que pouvez-vous nous dire au niveau du retour sur investissement ?

Un bon indic ça se paye et ça rapporte. Depuis plusieurs années, nous travaillons la reproduction de notre troupeau. Nous avons mis en place de nombreuses mesures dont le monitoring. Lors de notre dernier bilan reproduction (2015), nous avons gagné 0,3 paillette/ VL/ an et 21 jours d’IVV. C’est aussi un gain au niveau de notre organisation et confort de travail grâce à son optimisation entre les différents intervenants dans l’élevage.


Récemment vous êtes passé à la nouvelle génération des outils MEDRIA,la gamme rouge. Que vous apporte-elle en plus ?
Ayant régulièrement des génisses à l’herbage à suivre, je devais déplacer l’ancienne base afin de collecter les données des capteurs. Maintenant avec une portée d’environ 1 km, tous mes animaux peuvent être surveillés en même temps.
Maintenant j’ai accès au FeedPhone. Les variations d’ingestion et de rumination sont des informations intéressantes. Le FeedPhone est un indicateur supplémentaire pour caler les rations. Il permet aussi d’anticiper certaines maladies : un des premiers symptômes d’une vache malade est sa baisse d’ingestion.
Je pense qu’une fois que la technologie MEDRIA est dans l’élevage, les possibilités d’évolutions techniques sont immenses. Je suis persuadé que nous ne sommes qu’au début des objets connectés dans nos fermes. On peut imaginer plein de choses.


Propos recueillis par Thomas AUBRY
Responsable Développement Commercial


Génisses

Voir les génisses par les euros

513 € par génisses, c'est le coût alimentaire moyen observé dans 80 exploitations en 2014 et 2015. 48% du coût alimentaire est lié au concentré (Graphique 1) tandis que la phase lactée représente seulement 19%. A noter que les fourrages (pâturage et fourrage distribué l'hiver) représentent 28% du coût alimentaire. Le graphique 2 permet de voir que les coûts varient de 350 € à 700 € / génisse soit du simple au double ! (Graphique 1)

Les génisses élevées vêlent à 30 mois en moyenne, soit 17 € par mois. L'étude montre que le coût alimentaire est essentiellement lié à la quantité de concentré distribuée. Selon les pratiques, les quantités de concentré vont de 400 kg à 1 500 kg (Graphique 2).

L'étude ne montre pas de relation avec les autres critères testés à savoir le niveau de production, la race, l'âge moyen au vêlage ou la surface de pâturage. Et chez vous ? Faites le calcul pour connaître votre coût alimentaire et identifier les points d'optimisation. Dans l'étude, un élevage sur 2 peut économiser au moins 100 € /génisse.

Pour l'élevage moyen de Littoral Normand de 70 VL et 25 génisses élevées, cela représente 2 500 € par an ! Le coût alimentaire est le premier pas pour approfondir l'élevage des génisses. Pour une vision plus globale, il convient d'examiner le coût de production et la stratégie de renouvellement mais chaque chose en son temps.

Olivier LERAY

Référent Chef Produit Génisses

Nutrition

Les règles pour un abreuvement efficace

Il n'y a aucun animal qui exige plus d'eau proportionnellement à son poids que la vache laitière (3 à 4l d'eau / kg MSI). Un apport d'eau insuffisant peut pénaliser les performances laitières. Voici les recommandations pour favoriser un abreuvement efficace.

  • Nombre de points d'eau

Il faut compter 1 place d'abreuvoir (50-60 cm) pour 10 vaches en lactation. Un nombre d'abreuvoir insuffisant est susceptible de limiter la consommation en eau notamment sur les animaux dominés (primipares par exemple).

  • Assurer un débit d'eau suffisant

L'objectif est au minimum de satisfaire la vitesse d'abreuvement de la vache soit 15 à 20 L/min. Un débit insuffisant peut provoquer un avalement d'air par la vache et ainsi limiter la consommation en eau.

  • La répartition des abreuvoirs dans le bâtiment

Il faut au moins 2 points d'eau dans le bâtiment avec un abreuvoir situé sortie de salle de traite. L'accès à l'eau favorise l'ingestion de matière sèche, d'où l'intérêt de situer des abreuvoirs à proximité de la table d'alimentation. L'idéal est que les vaches n'aient pas plus de 20 mètres à parcourir pour accéder au point d'eau depuis n'importe quel endroit du bâtiment.

  • Assurer un bon confort de buvée

Les abreuvoirs doivent-être situés entre 70 à 90 cm du sol (fonction des gabarits des animaux) pour faciliter la consommation et limiter les éclaboussures de bouses.

  • Distribuer une eau saine

Une eau propre permet de maintenir l'abreuvement des vaches. Il est recommandé de nettoyer les abreuvoirs au minimum 1 fois par semaine. Il est également conseillé de réaliser 1 fois/an une analyse pour contrôler sa qualité. Les paramètres physico-chimiques et bactériologiques à prendre en compte prioritairement avec leurs seuils objectifs sont décrits dans le tableau.

Olivier VERON

Référent Chef Produit Nutrition

Fourrages

Pour botter en touche la fausse rumeur : « l’herbe d’automne ne vaut rien »

Pour prouver que l’herbe d’automne est digne d’intérêt nous réalisons depuis 2 ans avec la Chambre d’Agriculture du Calvados des analyses d’herbe à l’automne. Les valeurs alimentaires sont au rendez-vous et la production est importante (Tableau 1). En tenir compte dans les rations permet de faire des économies sensibles.

Comme en 2014, des échantillons d’herbe ont été prélevés toutes les deux semaines entre septembre et octobre 2015 sur les fermes participant à l’Observatoire de l’herbe du Calvados. Les échantillons ont été prélevés sur les parcelles prévues pour le pâturage du lendemain, ils ont été acheminés rapidement au LANO (Laboratoire Agronomique Normand) pour y être analysés avec la méthode chimique de référence (Tableau 1).

La pousse des prairies à l’automne 2015 a représenté plus de 25 % de la production annuelle (Graphique). Le pâturage d'automne est un élément-clé pour gagner en autonomie fourragère.  

Le coût alimentaire augmente quand la part d’herbe diminue

A la sortie de l’été, l’ajustement de la ration automnale doit être assez rapide et doit tenir compte des croissances des prairies pour optimiser le coût alimentaire.

L’optimisation des quantités de concentrés permet une réduction du coût alimentaire de 15%.

Pour bien valoriser l’herbe d’automne, il faut adapter le chargement à la quantité d’herbe, limiter la distribution de fourrage complémentaire (soit sortir les animaux au pâturage avant la distribution du fourrage complémentaire et non après), et réduire le temps de sortie en cas de portance limitée, ce qui n’a pas été le cas l’an passé.

Aussi afin de maîtriser vos coûts à cette période faites-vous accompagner de vos conseillers pour ajuster au mieux la ration des vaches sur un stock d’herbe riche en valeur alimentaire et peu coûteux.

Pascal ROUGIER

Conseiller Relais Fourrages

Fourrages

L’ensilage de maïs « réussi » : tout un art !

Une étude menée par les Conseillers Relais Fourrages de Littoral Normand sur vos silos de maïs montre des densités allant de 180 kg MS/ m3 à 260 kg MS/m3. La conservation du maïs sous forme d’ensilage s’accompagne de pertes variant de 5 (minimum incompressible) à plus de 20%. Il s’agit à la fois de pertes de Matière Sèche (MS) et de valeur alimentaire.

 

Ensiler au bon moment

L’objectif est d’atteindre 30 à 32 % de MS le jour de l’ensilage pour obtenir le meilleur compromis rendement / conservation / valeur alimentaire ! Pour déterminer la date approximative d’ensilage, il est possible d’observer la date de floraison femelle (sortie des soies sur 50% des pieds de la parcelle) et d’ajouter entre 60 et 80 jours selon la précocité de la variété et les sommes de températures de l’année. Pour être plus précis, nous renouvelons l’opération Matière Sèche du maïs pour vous permettre de déterminer la date de récolte la plus appropriée en fonction de l’avancement de vos parcelles. Les dates sont disponibles sur le site de Littoral Normand (www.littoral-normand.fr).

 

Longueur de coupe : rien ne doit-être fait au hasard 

La longueur de coupe doit-être adaptée à chaque exploitation. Elle sera fonction (Tableau 1) :

  •  Du mode de reprise et de distribution du fourrage
  • De la part de concentré dans la ration quotidienne
  • Des autres sources ou non de fourrages dans la ration
  •  De la matière sèche le jour de la récolte

Il est possible de vérifier la longueur de coupe avec le recours au tamis secoueur (photo 1) dont sont équipés les conseillers de Littoral Normand. Il s’agit de passer 10 litres de maïs ensilé au travers de 2 grilles, ce qui nous permet d’isoler et quantifier 3 fractions : les éléments grossiers pas plus de 2 gobelets, les éléments moyens (le nombre de gobelets est proche de la longueur de coupe souhaitée) et les éléments fins (photo 2). Pour ces derniers, on peut apprécier si le grain est suffisamment attaqué (plus le maïs est sec, plus le grain doit être coupé en petits morceaux).

 

S’assurer d’une bonne qualité de hachage 

 

L’observation visuelle (remorque ou silo) est indispensable dès les premières remorques (éviter le premier tour plus hétérogène) pour s’assurer d’une bonne qualité de hachage et pour détecter d’éventuels grains non éclatés. Les ajustements éventuels seront à communiquer au chauffeur de l’ensileuse (Tableau 2).

Bien tasser et couvrir rapidement

L’objectif de tasser est de chasser le maximum d’air pour que le passage en fermentation anaérobie survienne le plus rapidement possible. Plusieurs points sont déterminants. En premier lieu, une couche mince de 15 cm d’épaisseur se tasse mieux qu’une couche épaisse > 25 cm. Le poids des tasseurs sur le silo doit correspondre au moins à un tiers du fourrage sec amené en 1h. Une ensileuse faisant 3 ha à l’heure d’un maïs qui produit 15T de MS/ha récolte 45T de MS à l’heure correspond à avoir 15 tonnes de matériel sur le tas.

Concernant le bâchage, le système de référence actuel est la méthode dite bavaroise qui consiste à mettre un micro film de 40 microns très étanche et une bâche classique de 150 à 180 microns. Le lestage peut se faire au moyen de pneus, de grilles, de filets, de fibres polypropylènes, voire de tapis de carrières. Dans tous les cas, une ceinture de boudins est nécessaire pour assurer une bonne étanchéité du silo. Par rapport aux pneus, tous les systèmes permettent de gagner en pénibilité de travail ainsi qu’en vitesse de chantier.

 

La dimension des silos

La taille du silo est importante pour éviter les échauffements notamment en période estivale. Nous préconisons un avancement de 10 cm / jour en hiver et jusqu’à 20 cm en été pour éviter les pertes par reprise de fermentation. Pour déterminer la largeur idéale de votre silo, le calcul repose sur la quantité de fourrage prélevée par jour rapportée à la hauteur du silo et à l’avancement journalier objectif. Ainsi, pour un troupeau de 70 VL consommant 14 kg de MS de maïs/jour dans un silo de 2,5 m de hauteur et à raison d’un avancement de 20 cm, il faut un silo de 9 m de large (Tableau 3).